Isli d Tislit en tournée au Maroc
Isli d Tislit en tournée au Maroc

Dossier de presse à Télécharger
Galerie des photos du spectacle Isli d Tislit
- Le premier cirque marocain contemporain sous chapiteau interprète une légende populaire marocaine
- Un spectacle mis en piste par un artiste marocain, Jaouad Essounani, avec des artistes professionnels internationaux et les apprentis artistes de cirque de l’École Nationale de Cirque Shems’y
- Une tournée d’une durée de 4 mois pour devenir une référence artistique nationale avec une centaine de représentations du spectacle dans les grandes villes du Maroc :
- Casablanca, du 11 au 23 janvier 2011,
- Rabat, du 1er au 6 février 2011,
- Kénitra, du 15 au 20 février 2011.
- Fès, du 1er au 6 mars 2011,
2eme Tournée
- Benguerir,du 26 au 28 mai.
- Marrakech du 7 au 12 juin 2011,
- Tétouan du 22 au 27 juin 2011
- Tanger, du 7 au 12 juillet 2011
- Agadir, du 23 au 28 juillet 2011,
- 30 000 spectateurs attendus
- Des tarifs attractifs pour un large public de toutes les tranches d’âge et de toutes les couches sociales
- Un spectacle vivant avec plus de vingt artistes sur la piste et une musique vivante interprétée par cinq musiciens
- Un projet de développement humain et artistique à forte visibilité, qui porte les valeurs d’excellence et de solidarité et qui génère des activités sources de revenus.

Note d’intention de mise en piste du spectacle Isli d Tislit
C'est dans un contexte actuel d'amalgames entre authenticité et conservatisme, identité et Passé, réalité et vérité, virtuel et imaginaire ; je choisis de mettre en scène une histoire d'amour "impossible" et "improbable".
Tislit, une jeune étudiante de notre monde présent entend la voix de Isli, un beau jeune homme d'un espace-temps très loin.
De cette rencontre naît une grande histoire d'amour ..."irréelle".
Deux individus broyés par leurs sociétés cherchent à faire vivre leur amour, leur histoire et nous suggèrent un espace utopique où pourront exister - peut être - d'autres gens et d'autres histoires improbables mais vrais.
Seuls à s'entendre, s'écouter et se voir, ils doivent faire face à leurs communautés qui les rejettent de ce fait.
"
Ma mère me rime un remède de Rien,
Ma patrie me pète la poitrine et me piétine.
Entre les deux,
Lui,
dans son Eden, s'endort ."
Un amour en quête de la bénédiction des "Autre", traduit scéniquement par la musicalité des corps en variation entre mouvements en duo et duel, alimenté avec des tensions de foules et de solos.
La musique vient accentuer le verbe du conte et rythme les transitions spatio-temporelles.
La danse et la lumière mettent en relief deux mondes parallèles qui se tressent et s'interrogent.
L'ensemble suggère la possibilité d'un autre monde : le rêve !
Jaouad Essounani
Quelques repères
Que dit la légende ?
Adrukh iwa ru iwa gakh tin ijdad.
A yasmum ekkar iâakkub ar tekkarkh.
Je pleurerai
Pleure
Faisons comme les oiseaux
O mon bien aimé
Appelle Iâakub et que je l’appelle
Isli lui renvoya son izli ainsi:
«da etgallax ar i tebdit d ixf
allig da da zerrin midden walu
wer ya da essektayx »
« Je te jure que tu m’as séparé de ma tête
Et que les gens passent
sans que je les reconnaisse »
Tislit:
« Ennighak day ennighak amarg ennk
ami ezzlumx timzin
Iggama wul ad ikn ijjawn »
« Je te dis et redis:
Ton amour est comme qui mangerait
un épi d’orge
jamais mon cœur ne s’en rassasie »
Isli :
« ullah da tettax ar kni d ik tix assix afus
Ezzigh da tekkat inegri ed wuchi a wenna rix »
« je mange
et dès que je pense à toi
Je n’ai plus d’appétit
Ton absence est un obstacle
entre moi et la nourriture »
D’un bout à l’autre de la montagne d’Imilchil, Tislit envoyait ces vers célèbres à son amoureux qui y répondait non moins pathétiquement.
Un an auparavant, les deux jeunes se sont rencontrés, se sont aimés de toutes leurs forces .Mais pour leur malheur, ils appartenaient à deux groupes devenus rivaux pour une affaire que l’histoire n’a pas retenu. Le mariage leur était donc impossible Ainsi commença leur calvaire.
Pour venir à bout de la bêtise humaine, ils commencèrent une grève de la faim arrosée par leurs larmes. Après quelques temps, la faim la soif, la tristesse et l’incompréhension eurent raison de leur corps périssables. Le deuil enveloppa la région.
C’est alors qu’un miracle vint rappeler aux hommes leur cruauté : aux deux endroits où les deux jeunes sont morts, deux lacs se formèrent de leurs larmes. Depuis, l’un porte le nom d’Isli, l’autre celui de Tislit ( le mari et la mariée en Tamazight ) .
Secoués par la douleur et le miracle, les sages des deux tribus prirent une décision historique : « dorénavant, aucun obstacle d’aucune sorte ne viendra entraver l’amour.
Même en temps de guerre, les amoureux seront libres de circuler dans les territoires adverses, de s’y marier s’ils le désirent.
Pour ne pas oublier cette tragédie en afin de raviver le pacte et le traduire dans la pratique, on décida de tenir un festival annuel à mi chemin entre les deux endroits du drame, entre les deux lacs : Isli et Tislit.
La réalité
Entre les deux lacs : « Isli et Tislit » , à Imilchil , se tient depuis les temps les plus reculés, un festival appelé par les habitants « Agdud » ou la fête des fiançailles . Chaque années en septembre, les couples qui se sont formés pendant l’année viennent officialiser leur union par le passage devant « Agraw » (la jmaâ ) par la formule rituelle : « je t’aime » . C’est là également que seront prononcés les divorces qui auront été décidés d’un commun accord.
Ainsi, ici, on laisse toute une année à la décision cruciale : celle de s’unir ou de se séparer.
Légende réelle ou réalité légendaire ?
Voici donc une belle légende, aux supports physiques réels : deux lacs Isli et Tislit, un festival annuel vivant, le tout constituant une leçon magistrale d’humanisme, où l’amour et la liberté constituent le centre. Une preuve supplémentaire de ce que la civilisation amazighe renferme des valeurs humaines universelles. Des valeurs dont nous avons tant besoin aujourd’hui.

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